N2 épilogue

Sous le soleil de Normandie deux voitures emportent l’équipe : destination Lisieux. On a gardé la même heure de départ que pour Rouen. La feuille de match est dans le bolide parti devant.

Sur la route qui serpente dans les vallons évasés, le paysage qu’on laisse derrière est le même que celui qui vient devant, comme une boucle, dans un décor à la Truman Show. C’est beau et hypnotique.

Si on était dans le groupe Est ce serait la Brie. Ce ne serait pas vert mais blond, ce serait pas rond mais plat, ce ne serait pas des vaches ça-et-là, mais des moissonneuses. Et des GMI au bout de la route.

Dans ce groupe nord-ouest notre situation n’est pas brillante. On s’est mis à calculer depuis qu’on sait qu’il y a 2 relégués et non 3 en N2. Avant ça faisait peur.

Il reste deux rondes. Quatre clubs sont derrière. L’un est condamné. Deux autres nous rattrapent avec une seule victoire de leur côté et deux pertes du notre. Ils sont à 2 points. Chacun leur tour ils rencontrent un club qui est derrière nous, à un point.
Vous avez deux heures!

ChatGpt ne s’embête pas et estime nos chances de maintien à 100 %. Or un calcul simple montre que si les clubs qui sont à 2 pts font nul avec le club à un point (et que celui-ci ne perd pas l’autre match), et gagnent leur autre match, on est derrière les trois, si nous même perdons deux fois.

Une fois les choses précisées et un élément supplémentaire fourni – en cas d’égalité un club sur les trois nous passerait devant – nos chances sont ramenées à 75,6 %, avec les excuses du système.

L’hypothèse où nous perdons les deux n’est pas fantaisiste car nous rencontrons le deuxième puis le premier, et aujourd’hui nous avons un forfait au dernier échiquier, ne pouvant présenter de féminine.

Le samedi c’est Lisieux, et Lisieux ne présente pas sa meilleure équipe. Ils ont été prévenu du forfait. Ils ont donc une marge de sécurité.

Pascal avec les blancs au 1 surprend avec un sacrifice profitant d’un gros avantage de développement. Le contre sacrifice démolit son roque et ce sera nul, non sans combat.

Thomas poursuit sa série. Avec les Noirs il prend le dessus après une longue phase aride. Tour et dame s’activent mieux profitant d’un indéboulonnable fou en e4.

Voici une idée contre Thomas : supprimer les dames aussi vite que possible.

Luca perd avec les blancs une sorte de Gambit Benko. Une faute a du s’inviter car sa position semblait agréable à jouer.

Au quatre, finale sans espoir pour René après un échange de tour, fortement regretté par la suite.

Timothée dans une écossaise avec le rare coup Dh4 pour les noirs ne parvient pas à profiter du roi adverse bloqué au centre, une position obtenue au prix d’un pion. La dame adverse est vagabonde. Elle va et vient devant son camp, poursuivie par Timothée. Elle est insaisissable et au fil du temps ce sont les noirs qui se libèrent et l’emportent.

Christophe avec les noirs dans une variante spéciale de l’espagnole intervertit les coups et perd d6 sans compensation. Misère d’un travail d’ouverture.

Thierry avec les Blancs, au lieu de développer une pièce, joue un pion qui éventre son aile dame. Du pain béni pour le jeune adversaire.

Défaite 6-0, malgré la victoire de Thomas, à cause du -1 au 8e.

Le lendemain, dimanche, c’est Rueil. En gagnant la veille ils sont assurés de monter. Ils viennent cependant au complet.

Complet Le Vésinet l’est plus qu’hier car Baptiste et Patrice nous ont rejoints, ainsi qu’Alexandra à l’échiquier féminin.

Pascal sortira de sa partie méditatif : comment peut-on être bien puis mal stratégiquement dans une partie sans que rien de ne se soit passé pour expliquer la transition. La réponse est : le grand maître en face.

Thomas obtient une nulle rapide. Là aussi un grand maître mais qui a un pion de moins et qui préfère ne pas s’aventurer trop. Surtout qu’autour rien n’est net dans les parties.

La partie de Luca est complexe. Le jeune et fort adversaire ne peut que défendre et espérer. Il le fait bien et Luca, le pied sur l’accélérateur, ne peut jamais appuyer carrément. Le plan gagnant des noirs est là, quelque part. La position montrera qu’il y avait un coup. La finale promettant de l’espoir sera perdue.

Baptiste fait une très bonne partie avec les Blancs. Un exemple de transfert d’avantage avec comme thème principal la poussée du pion d6. Victoire méritée.

Patrice a une partie prometteuse mais il a dû se passer quelque chose, un peu comme dans la partie de Quentin dans la même salle en Nationale 3.

À René qui a les blancs il est donné un pion. Optimisme de l’adversaire ou obligation? Toujours est-il qu’à partir de là la partie du joueur du Vésinet ne fera que se renforcer.

Christophe gagne un bon pion dans une partie fermée et semble emmener ses troupes à la victoire mais le temps qui lui reste est réduit et c’est lui qui fait la faute, alors que la partie n’avait plus rien de fermée.

Alexandra obtient une nulle, bien solide, avec les blancs. Pas d’intrigue, jeu sobre. Elle regrettera un peu de ne pas avoir continué.

Défaite 4 à 2

Concernant le haut du tableau, 1er Rueil, 2ème Lisieux, 3e Gournay.
En bas de tableau, Clichy nous rejoint. C’est le club que nous avons gagné en cours de route et qui, de ce fait, est derrière nous au départage. Mais Clichy se sauve car Le Chesnay a perdu les deux derniers matchs et reste un point derrière.
Rouen a mis le turbo à la fin et s’est extirpé aisement de la zone dangereuse.

Groupe

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