Dimanche 25 janvier 2026 avait lieu à la Mairie du Vésinet l’International Solving Contest, un événement international qui rassemble chaque année, dans une trentaine de pays et 45 villes, environ 700 « solutionnistes », des personnes qui planchent sur des problèmes d’échecs de différents niveaux, dans un temps limité.
Pour mieux comprendre cet événement, quoi de mieux que de s’adresser directement à son organisateur en France, Axel Gilbert ? Voici ses réponses à mes questions de néophyte, ainsi qu’un reportage photos réalisé par Philippe Glod.
Bonjour Axel Gilbert, pouvez-vous d’abord nous expliquer votre rôle au sein de cette manifestation ?
Dans chaque lieu, un superviseur contrôle que tout se passe bien, il a la responsabilité de donner les énoncés qu’il reçoit de l’organisateur central. C’est un peu un surveillant d’examen en somme ! J’ai aussi le rôle de trouver un endroit pour nous accueillir, de préférence en région parisienne pour être plus central. Par chance le club du Vésinet nous accueille depuis 2024 donc je n’ai pas à trouver un nouveau lieu à chaque fois. (C’est le plus dur !) Philippe Glod nous accueille dans de très bonnes conditions, le club fournit les échiquiers et la bonne humeur !
A partir de quel niveau au jeu d’échecs peut-on participer à cet événement ?
Il y a trois catégories dont une pour les enfants (le matin seulement dans leur cas). Il faut un peu de pratique mais pas besoin d’avoir un haut niveau. En revanche, il vaut mieux regarder ce qu’est un problème avant de se lancer car ce sont des positions souvent très éloignées de ce qu’on croise en partie.
Pensez-vous que la pratique de la résolution de problèmes puisse être utile pour le joueur d’échecs ?
La pratique de la résolution de problèmes aiguise le sens tactique mais ce n’est pas ce qu’on recherche en premier dans un problème. On y trouve surtout un aspect esthétique ; c’est un peu de l’art appliqué aux échecs.
Les problémistes et les solutionnistes sont-ils souvent les mêmes personnes ?
Les compositeurs de problèmes sont souvent aussi des solutionnistes mais pas toujours. Et certains ne jouent jamais de « vraie » partie.
Quels ouvrages de référence pourriez-vous conseiller à un débutant dans ce domaine ?
On manque d’ouvrages récents sur la composition pour le grand public. Je conseille le « Guide des échecs » de Giffard et Bienabe, qui traite des problèmes de manière très complète. Sur le marché de l’occasion, on trouve peut-être les livres de Jean Bertin ou Camil Seneca… En anglais, « Solving in style » de John Nunn traite de résolution.
La journée du 25 janvier s’est-elle bien déroulée au Vésinet ? Avez-vous peut-être une anecdote à nous partager ?
On a la chance d’avoir chaque année Michel Caillaud qui fut champion du monde de la spécialité mais aussi des enfants enthousiastes ! Ca fait plaisir. Cette année notre benjamin, Ayoub, n’avait que 8 ans. Il était déjà là en 2025 et il s’en est bien sorti. Son ami Cyprien, 9 ans, a fait encore mieux. La relève est là !
Merci Axel Gilbert.
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Démarrage des épreuves
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A. Onkoud, champion de France de solutions en titre, est passé dans la salle
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La pause déjeuner entre les épreuves