Samedi 28 mars, c’est la ronde 8 des interclubs, et avant-dernière. En N2, match contre Le Chesnay au Vésinet.
Jouer contre ces voisins de l’Ouest est motivant. Une petite suprématie locale est en jeu comme il en existe une avec Maisons-Laffitte au Nord.
A l’est c’est Rueil. Ce sera pour la N4 le lendemain.
D’ailleurs, ce samedi, le club de Maisons-Laffitte est aussi dans la salle. Il est opposé à la N3 du Vesinet pour qui une victoire est vitale afin d’assurer le 100 % maintien.
En N2, Le Chesnay et Le Vésinet ne sont pas menacés.
Le Vesinet présente ce samedi là sa meilleure équipe.
Julien au 1 fait une nulle rapide dans une Caro-Kan. Neutralisation. La stratégie au niveau de l’équipe peut ressembler à la stratégie au niveau de la partie.
Au 2 on finira en dernier avec le gardien près du bouton de la lumière et la cafetière réintégrée. Voici l’histoire..
El drama of the day
La partie est une sicilienne où Pascal a les blancs. Il a 230 points de plus que son adversaire.
Au 42 eme coup, pour le coup sensé mettre fin au débat, Pascal hésite. Longtemps l’avantage blanc a éte inexistant, maintenant il est décisif. Le dernier coup noir, Df8, est desastreux. Il reste 2 pièces mineures de part et d’autre.
Au jardin du Luxembourg il y aurait eu attroupement.
Le Choix est : grignoter les pions à l’aile Dame avec le cavalier, grâce à un décroché-sauté, ou alors gagner astucieusement une pièce. Pascal choisit la pièce.

42. Df7+?
Drama 2
La position a changé. Du non-vu apparaît. Une réflexion montre que c’est moins gagné. Troublé, Pascal accepte l’échange de la dernière pièce noire. En effet, le raid à l’aile dame ne lui parait pas sûr pour son cavalier qui aurait pu s’y faire bloquer.
Mais cet échange est une autre erreur. Bilan maintenant: il y a 3 pions contre un au centre pour les noirs car le pion g7 est en f6 et le roi noir a pris e6. Pascal a un fou de plus mais on verra qu’il ne sera pas utile.
L’évaluation stockfisch a fait machine arrière. De +6 on est passé à +2.5 après le 42eme coup puis à +0,5 après le 47eme. Il n’y a pas de zugwang pour Pascal. Son roi ne peut pas passer, son fou peut aller partout mais c’est de l’errance. Par contre, Les pions noirs adverses sont gaillards, liés, sous la protection du roi. L’adversaire s’est rendu compte de la situation qui est une aubaine. C’est nul, c’est incroyable.
Drama 3
Et la vigilance doit être du côté des blancs car une erreur permettrait aux pions de continuer à avancer. C’est malheureusement ce qu’il va se passer au 58eme.
Partie perdue. On est éberlué, et l’adversaire pas moins que les autres.
La partie
Au 3 Étienne profite d’une énorme erreur de l’adversaire qui avait plutôt une position meilleure.
Au 4 Joseph transforme une position tranquille en position menaçante par le simple placement d’une tour qui viendra en surnombre porter l’attaque côté roi. La suite est tactique.
Au 5, Luca perd contre un adversaire au jeu précis. Après un flottement, ce dernier reprendra le contrôle de la situation. Ce joueur du Chesnay dépassera vite 2000. C’est moi qui voul’dit.
Zi-Long au 6 lutte pied-à-pied. Il a un pion de moins en finale de tour mais son roi est bien placé. Puis, un peu comme au 3, l’adversaire fait une énorme erreur qui permet la promotion d’un pion avancé.
Au 7, René gagne contre un Gambit du roi avec les noirs. C’est tendu, incertain longtemps. À la fin, il respire. « C’était chaud » dira-t-il, soulagé.
Magnifique victoire d’Alexandra au 8 contre un 1700 dans une française. Une partie pleine de confiance avec des sacrifices et une domination jusqu’au bout.
Victoire 5-2
Dans l’autre match victoire 5-1 de la N3 contre Maisons-Laffitte ( cf l’article).
Le lendemain à Bois-Colombes pour l’ultime ronde de la saison, défaite 3-1 de la N2.
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