Chronique pour la ronde 3 de N5A, par Philippe Fontaine

Le dimanche 7 décembre, nous avons joué la ronde 3 de la N5A face à l’équipe de la Dame Noire de Montigny ; le match s’est terminé sur un score de parité avec 2-2.

Voici quelques moments de ces âpres combats :

Pierre avec les Noirs jouait face à un joueur mieux classé qui a choisi le système de Londres, choix que Pierre a certainement apprécié… Après le 12ème coup des blancs, la partie monte en intensité avec des roques opposés et les blancs arrivent à installer un fort cavalier en e5. Quelques coups plus tard la colonne b s’ouvre : s’en suit une âpre bataille de pièces lourdes pour la maîtrise de cette colonne.  Finalement, la tour blanche contrôle la colonne b tandis que la tour blanche protège le pion a6 et après Rf6, les rideaux de 6 pions sont face à face et, quelques coups après, la nulle est conclue.

Florent jouait face à un autre jeune non classé ; le début Larsen fut choisi et après plusieurs échanges de pièces, les noirs ont des pions doublés sur les colonnes c et f ; cependant, les noirs proposent et obtiennent l’échange des dames au 20ème coup puis jouent avec leurs tours de façon dynamique et centralisent leur roi. Malgré un coup illégal avec pénalité au temps, les noirs renforcent leur pression et, après l’échange des tours, forcent la victoire avec leurs pions avancés.

Alain avec les blancs était opposé à un joueur un mieux classé ; c’est le système de Londres qui est joué. Après le petit roque des blancs, les noirs possèdent des pions a5 et b5 soutenus par les tours et parviennent en quelques coups à placer d’abord un cavalier en d3 puis leur dame en c4 ; ces deux pièces sont échangées mais avec leur dernière tour, les noirs prennent le pion important c3 : le pion c4 des noirs devient un dangereux pion passé. Les blancs doivent surveiller ce pion avec leur tour en c6 ; les noirs décident alors d’avancer leurs pions de l’aile-roi et finalement la tour blanche prend le pion h6 permettant de faire promotion du pion c2 en dame avec gain des noirs.

Pour ma part, je jouais face au capitaine de la Dame Noire une partie française avec la variante d’avance, sujet déjà abordé et développé le mercredi soir par Philippe Glod ; dès le 9ème coup, le cavalier noir est repoussé sur la case a7 puis pour essayer d’avoir du contre-jeu, les noirs optent pour la poussée f6 qui ouvre le passage vers… le roi noir. Ce dernier subit 4 échecs successifs aboutissant au mat.

Hugo avec les Noirs jouait face à un joueur un peu mieux classé qui propose un gambit de la Dame ; vers le 22ème coup, le combat se renforce sur l’aile Dame où les noirs déploient leurs pièces tandis que les blancs multiplient les coups de cavaliers. Les blancs tentent un (petit) piège avec une menace d’échec mais Hugo met son roi en sûreté en h8 puis accroît son avantage à l’aile dame. La tension monte car, à ce moment du match, nous sommes menés 1-2 et les blancs, avec une pièce de moins, essaient de jouer l’usure ou… l’embrouille mais Hugo reste concentré dans sa partie et au 70ème coup obtient avec ténacité une victoire méritée synonyme de match nul pour l’équipe.

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