L’objectif de cette soirée « disruptive » était de découvrir les fondamentaux de la composition en visionnant des œuvres majeures de ces 300 dernières années.
Pour ceux qui ne pouvaient pas assister à ce moment « Plaisir des yeux » nous vous proposons le questionnaire ci-dessous pour tester vos connaissances ou plutôt vos a priori dans le domaine de la composition échiquéenne. Domaine particulier et donc aux contraintes spécifiques.
Une remarque : ne pensez pas exercices du type que ceux que vous trouvez dans le (bon) magazine mensuel Echec et Mat Junior pour donner les réponses adaptées !
Dans le cas de figure où rien ne vous paraitrait « clair » dans le questionnaire vous pouvez vous mettre à la lecture de livres qui vous donneront les bases dans ce domaine.
Celui de Camil Seneca « 150 problèmes d’échecs » étant une bonne entrée en matière.
Top départ du questionnaire !
- Soirée Plaisir des yeux
- Soirée Plaisir des yeux
On trouve souvent des diagrammes sur le jeu d’échecs dans des journaux, revues échiquéennes ainsi que des magazines généralistes avec un énoncé du type « mat en 3 coups » ou les « blancs jouent et gagnent », pourtant tous ne rentrent pas dans le cadre de la composition stricto sensu. Pourquoi ?
Prenons quelques exemples pour mieux comprendre la ou les raison(s) de ce constat.
- Deux échiquiers sont devant vous :
1ère situation
Blancs : Roi en h6, Tour en f1
Noirs : Roi en h8, pion en h7
Énoncé : les blancs jouent et font mat en un coup
2e situation
Blancs : Roi en h6, Tour en f1
Noirs : Roi en h8
Énoncé : les blancs jouent et font mat en un coup
Remarque : vous ne prendrez pas en compte dans votre réflexion les paramètres :
- Absence d’un thème directeur « riche »… même si nous utiliserons la technique du mat du couloir
- Trivialité des solutions dans les deux cas (non-respect d’un critère en composition : différentiation entre jeu apparent et jeu réel)
Lequel de ces problèmes pourrait rentrer dans le cadre de la composition avec les critères définis de nos jours (2026 !) ?
Indice : l’absence « d’inutiles chevilles » est un paramètre nécessaire dans la composition.
- Un autre exemple « pour enfoncer le clou » :
1ère situation
Blancs : Roi en h6, Tour en f1 et a1
Noirs : Roi en h8
2e situation
Blancs : Roi en h6, Tour en a1
Noirs : Roi en h8
Même énoncé et constatations préliminaires que précédemment !
Indice : Une « clé » (coup) unique est un impératif et jamais de multiples clés ! La solution d’un problème étant le fruit d’une construction et pas celui du résultat hasardeux d’une roulette de casino.
- Et un dernier pour approfondir notre démarche de clarification :
Blancs : Roi en g1, Tour c3, Fou b1 et b3, pions a2, b2, c2, d2, e2, f2, g2 et h2
Noirs : Roi en h8, pion g7
Les blancs jouent et font mat en un coup : techniquement possible ou pas ?
Indice : la légalité !
Bonne méditation !
« Créer des problèmes demande de la part du compositeur les mêmes vertus qui caractérisent tous les arts d’écriture : originalité, inventivité, concision, harmonie, complexité, et une splendide hypocrisie. »
Vladimir Nabokov (1899-1977)

