Debrief de la soirée du vendredi 29 mai 2026

L’objectif de cette soirée « disruptive » était de découvrir les fondamentaux de la composition en visionnant des œuvres majeures de ces 300 dernières années.

Pour ceux qui ne pouvaient pas assister à ce moment « Plaisir des yeux » nous vous proposons le questionnaire ci-dessous pour tester vos connaissances ou plutôt vos a priori dans le domaine de la composition échiquéenne. Domaine particulier et donc aux contraintes spécifiques.

Une remarque : ne pensez pas exercices du type que ceux que vous trouvez dans le (bon) magazine mensuel Echec et Mat Junior pour donner les réponses adaptées !

Dans le cas de figure où rien ne vous paraitrait « clair » dans le questionnaire vous pouvez vous mettre à la lecture de livres qui vous donneront les bases dans ce domaine.

Celui de Camil Seneca « 150 problèmes d’échecs » étant une bonne entrée en matière.

Top départ du questionnaire !

On trouve souvent des diagrammes sur le jeu d’échecs dans des journaux, revues échiquéennes ainsi que des magazines généralistes avec un énoncé du type « mat en 3 coups » ou les « blancs jouent et gagnent », pourtant tous ne rentrent pas dans le cadre de la composition stricto sensu. Pourquoi ?

Prenons quelques exemples pour mieux comprendre la ou les raison(s) de ce constat.

  • Deux échiquiers sont devant vous :

1ère situation

Blancs : Roi en h6, Tour en f1

Noirs : Roi en h8, pion en h7

Énoncé : les blancs jouent et font mat en un coup

2e situation

Blancs : Roi en h6, Tour en f1

Noirs : Roi en h8

Énoncé : les blancs jouent et font mat en un coup

Remarque : vous ne prendrez pas en compte dans votre réflexion les paramètres :

  • Absence d’un thème directeur « riche »… même si nous utiliserons la technique du mat du couloir
  • Trivialité des solutions dans les deux cas (non-respect d’un critère en composition : différentiation entre jeu apparent et jeu réel)

Lequel de ces problèmes pourrait rentrer dans le cadre de la composition avec les critères définis de nos jours (2026 !) ?

Indice : l’absence « d’inutiles chevilles » est un paramètre nécessaire dans la composition.

  • Un autre exemple « pour enfoncer le clou » :

1ère situation

Blancs : Roi en h6, Tour en f1 et a1

Noirs : Roi en h8

2e situation

Blancs : Roi en h6, Tour en a1

Noirs : Roi en h8

Même énoncé et constatations préliminaires que précédemment !

Indice : Une « clé » (coup) unique est un impératif et jamais de multiples clés ! La solution d’un problème étant le fruit d’une construction et pas celui du résultat hasardeux d’une roulette de casino.

  • Et un dernier pour approfondir notre démarche de clarification :

Blancs : Roi en g1, Tour c3, Fou b1 et b3, pions a2, b2, c2, d2, e2, f2, g2 et h2

Noirs : Roi en h8, pion g7

Les blancs jouent et font mat en un coup : techniquement possible ou pas ?

Indice : la légalité !

Bonne méditation !

« Créer des problèmes demande de la part du compositeur les mêmes vertus qui caractérisent tous les arts d’écriture : originalité, inventivité, concision, harmonie, complexité, et une splendide hypocrisie. »

Vladimir Nabokov (1899-1977)

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